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Industries extractives : pourquoi le Cameroun a été exclu de l’ITIE

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La décision est tombée le vendredi 1ier Mars 2024, après la tenue du Conseil d’administration de L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

Le Cameroun a été exclu de l’ITIE. En effet, le Conseil est finalement parvenu à la conclusion selon laquelle le Cameroun a atteint un score assez faible (53 points) relativement à la mise en œuvre de l’ITIE. Parmi les facteurs de cette notation, les progrès insuffisants dans l’engagement de la société civile et des contraintes imposées par le gouvernement sur la liberté d’expression et la liberté d’association de la société civile. Conséquence, le Cameroun est suspendu jusqu’à la prochaine validation.

L’organisation estime, après avoir évalué les pratiques de ces trois dernières années, que le Cameroun ne respecte pas pleinement certaines exigences en matière de transparence et de gouvernance.

A l’exception des questions relatives à la transparence sur les contrats extractifs et celles sur les bénéficiaires effectifs, le pays a pourtant fourni de nombreux efforts pour permettre une meilleure disponibilité des données sur les paiements déclarés par les entreprises du secteur extractif, y compris la société publique nationale pétrolière, et sur les revenus perçus par les entités gouvernementales appropriées. Mais le secrétariat international de l’ITIE exige que l’implication de la société civile soit améliorée.

« Des faiblesses sont notées dans l’engagement de la société civile dans l’EITI et dans sa capacité à utiliser le processus pour influencer la prise de décision publique. Ces défis sont liés à un manque de responsabilité de la majorité des représentants de la société civile au sein du groupe multipartite (MSG) et à des problèmes de gouvernance plus larges », estime l’ITIE.

L’affaire Glencore intervient. En 2022, « concernant le versement de pots-de-vin, la corruption de représentants de la Société nationale de pétrole (SNH) et de la société nationale de raffinage (Sonara) entre 2012 et 2015 soulève », pour l’Itie « d’importantes préoccupations au sujet de la crédibilité » des efforts du Cameroun en matière de transparence.





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